Logo CFTC HSBC

Compte rendu de la réunion d'échanges Direction et Organisations Syndicales du 09 décembre 2019

Bonjour à toutes et à tous,

Vous trouverez ci-après un compte rendu synthétique de la réunion d’échanges tenue hier entre la Direction et les OSR et qui s’est articulée autour des deux thèmes suivants :

1.     Point sur la situation de la banque post-élections professionnelles,  

2.     Point sur la revue stratégique annoncée le 17 septembre.

1.     La banque et l’environnement

L’environnement ne s’améliore pas. Les taux négatifs sont là pour plusieurs années. Croissance économique et inflation restent un peu basses. La concurrence digitale ne ralentit pas. Beaucoup d’échecs sont pourtant patents dans ce secteur mais malgré tout cela est nuisible pour les banques traditionnelles qui perdent des clients et ne peuvent pas augmenter leurs tarifs.

La mise à niveau en matière de conformité en matière de criminalité financière est devenue coûteuse en fonctionnement courant.

On observe des valorisations bancaires entre 0,30 et à 0,65 fois les fonds propres d’où des restructurations de l’industrie en cours ou à venir. Deutsche Bank, SG, UNICREDIT… tous les établissements vont être concernés.

La restructuration passe par la diminution de la capacité de production, donc la réduction du capital déployé (diminution de l’offre de crédit). Cela va prendre plusieurs années.

Chez HSBC France, le second semestre est dans la même veine que le premier ; RBWM atteint ses objectifs commerciaux, tout en restant en perte, et en prévoyant des pertes plus importantes pour les prochaines années ; CMB et GB tournent correctement. CMB est rentable mais pas encore assez. Une concurrence digitale commence à apparaître en matière de business banking. GM a perdu l’activité sur les taux d’intérêt, les autres activités sont en revanche bien orientées. La banque privée va bien aussi.

La communication du groupe a été malheureuse sur les résultats en Europe, ces derniers ayant été considérés comme « inacceptables ». Cela concernait les résultats financiers mais pas les personnels qui ne sont absolument pas en cause.

Les livraisons informatiques de fin novembre se sont bien déroulées. L’acquisition digitale commence à fonctionner.

2.     Revue stratégique

S’agissant du plan interne RBWM, on a une vue claire des améliorations à apporter : nouveau partenaire en assurance non-vie, bascule croissante vers les UC, épargne-retraite à développer, développement de Connect, digitalisation accrue, prêts personnels (avec sélectivité).

Sur les coûts de nouvelles marges de manœuvre sont plus difficiles à dégager : le programme de rationalisation des agences est arrivé à son terme, existence de coûts imbriqués des fonctions centrales et du Groupe au travers des multiples refacturations. Les économies tangibles de coûts ne pourront venir que des coûts centraux, en France et dans le Groupe.   

En ce qui concerne SME les problématiques apparaissent de plus en plus identiques à celles des particuliers, on ne peut pas augmenter les prix, la concurrence digitale apparaît. Il y a donc extension de la revue stratégique au segment SME.

Un argument contre serait que SME est un gros pourvoyeur de liquidités pour le bilan mais à moyen terme – dans le contexte actuel – l’accès à la liquidité est assez aisé, donc l’argument est faible, d’où inclusion du segment SME dans le périmètre de la revue stratégique !

Un dialogue officiel avec des acheteurs potentiels commence à partir de maintenant pour RBWM et le segment SME. Cela va durer plusieurs mois (fin avril). Le processus est piloté par Group M&A avec une implication forte du management français. Plusieurs acheteurs potentiels ont pris contact et des rencontres vont avoir lieu puis, en fonction des résultats de ces entretiens, il y aura communication d’informations permettant d’avancer. Les acheteurs français semblent mieux « comprendre » que les acheteurs étrangers. Si on ne trouve pas d’acheteur, le plan interne serait déployé en ultime recours, sachant qu’à l’heure actuelle on n’a pas de pistes d’amélioration pour SME comme on en a pour RBWM.

Au-delà des équipes travaillant directement pour RBWM et SME, on n’a pas encore identifié précisément tous les collaborateurs travaillant pour les métiers concernés et qui seraient inclus dans le périmètre de cession.

Indépendamment de la revue stratégique, il y aura des restructurations des fonctions centrales et supports. Les fonctions centrales étaient prévues en décembre mais du fait de trop grandes implications avec les fonctions centrales au Royaume-Uni, la présentation de cette restructuration est repoussée. Des réflexions sont en cours sur la restructuration du siège européen. Toutes les fonctions centrales et tout HOST en France et au UK seront impactés dans la future restructuration.

En matière informatique nous restons en stand-by.

Lazard et HSBC sont les deux banques conseils à la vente des réseaux. Elles ont travaillé sur RBWM et commencent à le faire sur SME. Compte tenu des délais, la vente, si elle se produit, ne pourrait pas intervenir avant début 2021 au plus tôt.

Contact / Une remarque ?