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Chronique mars 2018

Chronique mars 2018 (Version imprimable)

COMMISSION DE SUIVI DU PLAN RBWM

Les affectations des collaborateurs commerciaux sont terminées et la phase de dépôt des recours s’est déroulée du 19 au 30 mars, la réunion de la commission de recours – à laquelle participe activement la CFTC – étant prévue le 9 avril prochain. Bien entendu la Direction garde entièrement la main et rendra ses verdicts après cette réunion.

En dehors du passage « automatique » au statut cadre des collaborateurs commerciaux, il ne faut malheureusement pas s’attendre à beaucoup de revalorisations salariales. Seront exclues notamment toutes les nominations à un poste équivalent (typiquement RM Premier vers RM Premium ou RM Patrimonial). Les collaborateurs bénéficiaires d’une augmentation de salaire seront avisés fin avril mais la modification n’interviendra qu’à la date de prise de poste.

Sans tenir compte des démissions à venir, dont une hausse est anticipée, il y avait fin mars 110 postes à pourvoir : 77 dans le réseau et 36 dans les pôles (dont 15 pour Connect et 17 pour les Centres Pro).

Le planning de déploiement n’a pas varié et le transfert des clients PEP-SCC s’est déroulé fin mars tandis que le transfert des 220 000 clients Connect ainsi que des clients internationaux est prévu pour le deuxième week-end d’avril.

En termes d’infrastructure, les travaux se poursuivent tandis que le choix du 3e site dans l’Est ou le Nord de la France est toujours en suspens.

S’agissant des agences devant passer aux horaires élargis, la CFTC se félicite de l’abandon de la « nocturne » du jeudi soir dont elle avait largement dénoncé le caractère inopportun, tant du côté des clients que de celui de nos collègues. Elle reste toutefois sceptique sur la capacité d’une agence de 10 personnes à mettre en place les deux équipes nécessaires à l’élargissement des horaires et sera combative lors des parcours sociaux à venir dans les différents Comités d’Etablissement.

Les objectifs 2018 des agences doivent naturellement tenir compte de la réduction des forces de vente en cours d’année : force est toutefois de constater que la méthodologie de la Direction du métier manque pour le moment de clarté. Un point serait effectué sur ce sujet crucial lors de la prochaine réunion de la Commission de suivi du 25 avril…

FONDS HSBC France Actionnariat

La performance du « fonds H » s’est établie à près de 19% en 2017 et 33% sur les trois dernières années.

Les analystes anticipent la poursuite du redressement du bénéfice par action du groupe HSBC. Ils considèrent que l’action est aujourd’hui bien valorisée sur les marchés (en termes de ratio prix / bénéfices, les valorisations actuelles sont supérieures de 20% à celles du secteur bancaire en Europe). Comme il n’apparaît pas clairement que les programmes de rachat d’actions vont se poursuivre en 2018, il n’y aurait pas d’intérêt notable à investir, à court terme, sur la valeur.

Le nombre de porteurs du fonds ne cesse de baisser depuis 2011 pour s’établir à 7 221 fin 2017.

Rappelons que la Direction, arguant du coût d’une telle opération, refuse, pour la troisième année consécutive, toute augmentation de capital réservée aux salariés en 2018.

Toutefois, selon le document de référence HSBC France pour l’exercice 2017 (page 37), plus de 416 355 actions HSBC ont été attribuées en 2017 dont 43 765 actions aux mandataires sociaux (Directeur général et Directeur général délégué) et 372 590 actions à dix cadres supérieurs, ces dernières représentant 2,9 millions d’euros en valeur d’attribution. Un nouveau plan a été initié fin février 2018 pour une valeur de 3,1 millions d’euros, s’agissant des dix principaux cadres de la banque.

Dans ce contexte, l’argument du coût d’une augmentation de capital destinée à l’ensemble des salariés est pour le moins fallacieux. Les actions HSBC n’ont pas disparu, elles sont simplement réservées au « top management ».

REGLEMENT INTERIEUR 

En suite de la loi Sapin sur la lutte contre la corruption, la DRS a soumis au Comité Central d’Entreprise un projet de modification du règlement intérieur.

Si l’augmentation des contraintes réglementaires ne fait pas de doute, force est de constater que le projet présenté alourdit considérablement le règlement intérieur, qui constituait déjà un document volumineux, au point de le rendre inintelligible, tellement il est truffé de règles détaillées, notamment lorsqu’on le compare à celui en vigueur dans de grandes banques françaises.

Alors que la Direction invoque le rôle prétendument « protecteur » du règlement intérieur pour les salariés, il importe surtout de savoir que toutes ces « petites phrases » incluses dans le règlement intérieur servent à « justifier » des licenciements de salariés.

Les élus du CCE ont décidé de confier à un cabinet juridique spécialisé une mission d’expertise de notre règlement intérieur qui pourrait bien recéler ici ou là quelques règles abusives.

REMUNERATIONS

En cette période de versement des rémunérations variables (en baisse) et de communication des montants de participation et d’intéressement (également en baisse), prenons un peu de recul pour observer quelques évolutions.

. La courbe décroissante du pouvoir d’achat de l’euro (base 100 à fin décembre 2011 – source : INSEE). Il n’y a eu aucune revalorisation des salaires au cours des dernières années (absence d’accord en Négociation Annuelle Obligatoire). L’inflation cumulée est de 8,8% depuis 2010 ;

. Le montant distribué au titre de l’intéressement et de la participation (source : DRH HSBC France) qui baisse chaque année depuis 5 ans, en retrait de près de 30% par rapport au montant versé au titre de 2012, soit une baisse annuelle de près de 6%, en partie compensée par la baisse des effectifs ;

. Après un « trou » en 2015, la rémunération due au Directeur général de HSBC France (source : doc. de réf. HSBC France exercice 2017 page 35) se reprend bien en 2016 (+11%) et en 2017 (+6%). Nous voilà rassurés !

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