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Chronique novembre 2018

PLAN DE TRANSFORMATION RBWM

chronique novembre 2018

La Commission de suivi s’est réunie le 13 novembre.

En termes d’infrastructure, il reste à transférer le pôle Connect de Marseille vers Borely. Le pôle Connect de Fussy est relancé par la constitution d’un vivier de conseillers Connect (3 à Fussy et 5 à Reims).

Globalement, l’effectif cible du réseau a été porté à 2 250 FTE contre 2 213 FTE prévus dans le livre II : l’écart favorable s’explique essentiellement par la création de « viviers » de Conseillers Connect et d’experts immobiliers.

Encore faudrait-il que le niveau de postes vacants soit à un niveau acceptable. Las ! Les efforts apparemment déployés par la DRH – qui aurait sorti « le grand jeu » (voir la chronique d’octobre) – ne permettent toujours pas d’inverser la situation !

En octobre, il y avait 85 postes de commerciaux à pourvoir dans le réseau (contre 80 en septembre), 78 postes à pourvoir en ligne accueil (contre 78 en septembre) et 23 postes à pourvoir dans les nouveaux pôles (contre 21 en septembre). A ces chiffres s’ajoutent une vingtaine de postes supplémentaires de superviseurs ajoutés à la cible initiale pour les centres Pro et les agences Connect.

Victime de son autoglorification mensongère habituelle, la DRH n’a pas hésité à s’auto-féliciter publiquement d’un solde positif des recrutements sur les départs pour la période récente (ce que contredisent les chiffres ci-dessus) et nous a assuré que la tendance devrait s’inverser prochainement ! Pouvons-nous la croire quand 6 des 10 jeunes diplômés recrutés en septembre 2018 pour pourvoir les lignes accueil ont déjà quitté la banque fin novembre ?

Depuis plus d’un an, la DRH psalmodie la même antienne chaque mois, sans résultats tangibles. Assurer un niveau adéquat de ressources humaines ne serait-il plus la raison d’être fondamentale d’une Direction des Ressources humaines ?

MUTUELLE ET PREVOYANCE

La Commission de suivi de la Mutuelle et de la Prévoyance s’est réunie début novembre. S’agissant de la mutuelle, la situation reste excédentaire avec un ratio prestations/cotisations nettes attendu à 96,7% pour l’ensemble de l’année 2018, ce qui permet de poursuivre la constitution de réserves prémunissant le régime contre une sinistralité imprévue et les évolutions réglementaires. Il est prévu d’atteindre un niveau de réserves correspondant à 3 mois de cotisations.

Globalement, le reste à charge s’améliore à 12,9% à fin juin 2018, du fait d’une meilleure couverture par la mutuelle de l’orthodontie, de l’optique et de la radiologie. Une dégradation est toutefois enregistrée s’agissant des honoraires d’hospitalisation dont le remboursement est plafonné depuis l’indispensable mise en conformité avec les normes du « contrat responsable »

Dans ce contexte, il a été négocié de ne revaloriser la cotisation 2019 que du taux d’évolution du Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (2%), alors que la dérive « naturelle » des frais de santé est comprise entre 2 et 3% par an. La cotisation mensuelle « adulte isolé » passera donc à 77,54 euros dont 36,52 euros à la charge du salarié (soit 72 cents de plus par mois).

La mise en place du 100% Santé se fera par paliers successifs entre 2019 et 2021, pour l’audiologie, le dentaire et l’optique. Ce sujet présente un niveau de complexité élevée : par exemple, son application au dentaire variera avec la localisation de la dent ! Pour fixer les idées, on pourrait s’attendre à une hausse à terme des cotisations de l’ordre de 12% pour un contrat d’entrée de gamme (le contrat avec HSBC France se situant en milieu de gamme), auquel correspondrait donc un « reste à charge » nul pour ces soins ou ces appareillages.

En matière de prévoyance, le projet de contrat avec Axa, qui remplace Generali à compter du 1er janvier 2018, est à la signature et une information des collaborateurs est prévue prochainement, selon la DRH.

En 2017, la situation du régime s’est nettement dégradée en incapacité – invalidité, conduisant à une perte cumulée de près de 10 millions d’euros qui sera prise en charge par Generali. Au cours des dernières années, la Sécurité sociale a eu en effet tendance à déclarer une personne en invalidité de plus en plus rapidement.

La situation 2018 ne sera pas connue avant plusieurs mois mais devrait ressortir à l’équilibre compte tenu des analyses de provisions menées à l’occasion du transfert du contrat vers le nouvel assureur.

Il n’empêche que le taux de cotisation de 1,45% ne pourra pas être maintenu du fait d’une sinistralité anticipée en croissance : l’instauration d’un bonus – malus sur les retraites complémentaires va induire le maintien au travail de nombreux seniors durant une ou deux années supplémentaires.

Il a été négocié une augmentation à 1,55% en 2019, ce qui ne représente qu’une charge annuelle additionnelle d’une dizaine d’euros pour un salaire de 50 000 euros, en raison de la prise en charge de la cotisation par l’entreprise à hauteur de 75%. Rappelons que les prestations de ce contrat, qui restent inchangées, le situent plutôt dans le haut de gamme.

TRANSFERT DES ACTIVITES ACTIONS PARIS BRANCH

Présenté dans la chronique de septembre dernier, le projet de transfert des activités actions de HSBC Plc Paris Branch vers HSBC France vient d’achever son parcours social. La plupart des élus – dont la CFTC-HSBC – se sont abstenus lors des votes en raison des zones d’ombre qui subsistent dans la présentation de ce projet.

D’une part, le résultat avant impôts de ces activités a été très fluctuant au cours des dernières années (avec cependant une moyenne positive de l’ordre de 11 millions d’euros pour les cinq dernières années). D’autre part, seules les nouvelles opérations seront portées par le bilan de HSBC France qui va supporter la quasi-intégralité des coûts salariaux et informatiques. Dans ce contexte, le transfert de ces activités pourrait, au moins à court terme, « plomber » quelque peu le résultat global de HSBC France et l’assiette de la participation et de l’intéressement que nous percevons. Le délai de récupération de cet « investissement », qui dépendra de l’appétence des clients à traiter avec HSBC France, pourrait s’étendre sur plusieurs années.

Le transfert des salariés de la « Paris Branch » vers HSBC France s’effectuera automatiquement valeur 1er avril 2019 dans le cadre de l’art. 1224-1 du Code du Travail qui permet de conserver les caractéristiques du contrat de travail globalement inchangées.

S’agissant des Plans d’épargne entreprise, les salariés de la Branch pourront toutefois bénéficier en 2019 d’un abondement maximal exceptionnel de 3 048 euros :

  • abondement de 624 euros brut sur le PERCO : versement à faire avant la date de transfert, durant le premier trimestre 19 ;
  • abondement de 624 euros brut sur le PERF de HSBC France : investissement à faire après le transfert, entre avril et décembre 2019 ;
  • abondement de 1 800 euros brut sur le PEE : investissement à faire entre janvier et décembre 2019.

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